De novembre à fin février, dans la ruche, il ne reste plus que les ouvrières et la reine. Durant la période hivernale, les abeilles sont en mode survie. Elles ne dorment pas, restent au chaud dans leur ruche et sont dans l’attente du prochain printemps. Elles consomment les ressources de miel qu’elles ont emmagasinées durant les mois précédents. 

 

Maintenir la bonne température

L’activité absolue est de maintenir une température intérieure supérieure à 12° environ et ce même si dehors les températures sont négatives. Théoriquement la ponte a cessé, si ce n’est pas le cas il faudra qu’elles produisent une température supérieure à 30°C dans la zone du couvain.Pour obtenir de la température, les abeilles forment ce que l’on appelle la « grappe ». Imaginez cela comme une sphère constituée d’abeilles resserrées les unes aux autres formant un bouclier. Les abeilles échanges de places à tour de rôle par d’autres venant des profondeurs de la grappe au milieu de laquelle reste la « Reine ». La chaleur est obtenue par frottement (très petits mouvements), le carburant est le miel. Celui-ci sera consommé entièrement au fur et à mesure du mouvement de la grappe dans la ruche. Tant qu' il y en a, l’essaim survit. On estime qu’un essaim consomme 20kg de miel pour traverser la période hivernale

 

En théorie pas de sorties

Pendant l’hiver, il n’y aura pas de sortie de la ruche tant que la température extérieure ne sera pas supérieure à 8°. Toutes les sorties sous des températures inférieures à 12 °C sont périlleuses pour la santé des abeilles, inférieures à 8° c’est la mort. Elles sont donc cloitrées et comme la durée de vie d’une abeille est liée à son temps de vol, elles vivent plusieurs mois au lieu de 3 semaines en période de miellé…

Voilà la théorie de l’hiver, mais il faut être vigilant par rapport à l’avancée de la nature. Un hiver doux entraîne généralement une activité supérieure de l’essaim et donc une surconsommation. En 2016 nos abeilles ont dû y faire face, les essaims ont même repris tôt la ponte avec une montée des températures et donc une hausse de la consommation car la nature commençait à lui donner de la nourriture. L’arrivée d’une vague de froid a brutalement détruit les dépenses énergétique des abeilles pour maintenir le couvain en vie.  

Règles de base : Ne pas ouvrir la ruche car il risque de faire chuter la température et ne pas la faire bouger pour ne pas détruire la grappe.  

 

Le rôle de l'apiculteur pendant cette période :

- L’observation de la planche d’envol (entrée/sortie). S’il y a des abeilles mortes ce n’est pas mauvais signe, cela veut simplement dire que l’essaim est encore en vie car une abeille morte ne saurait sortir d’une ruche toute seule. Si l’essaim meurt de faim, il le fait sur place dans les alvéoles.

- L’écoute. En collant son oreille contre la paroi d’une ruche, on peut entendre un ronronnement qui correspond au frottements de la grappe. Si ce bruit est sourd c’est que la ruche a encore beaucoup de provision et que l’essaim est encore vigoureux. S’il est aigu et résonnant, l’essaim est petit et les provisions ont bien diminués.

- Une légère pesée derrière la ruche est importante afin d’estimer le poids de la ruche et d’évaluer la quantité de miel restante (attention aux risques de perturbation de la grappe).

Le travail de l’apiculteur est surtout logistique. L’entretien des sites et la préparation du matériel pour la prochaine saison est également un gros travail.

 

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